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“Sénégal, un pays qui se meurt” par Bamba Niang

4 mars 2010

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Pourquoi l’éducation est le seul moyen pour redresser notre Sénégal de sa faillite économique, politique et morale?

16 février 2010

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Des grands penseurs comme Rousseau, Aristote et Mill ont insisté sur l’importance de l’éducation. En effet, l’éducation favorise l’harmonie sociale, elle rend les hommes plus justes et plus civiques. Des personnes éduquées savent comment se comporter au sein de la société.

L’éducation est l’essence même du développement humain : elle est apparue comme une nécessité pour tendre vers le développement des sociétés. L’impact de l’éducation sur le développement est à la fois direct (amélioration de la qualité de travail et maîtrise de l’innovation technologique) et indirect (démographie, santé, progrès sociaux, changements culturels et humains).

Ayant une dimension économique considérable, l’éducation est une des composantes du capital humain, concept devenu connu grâce à Friedman. Les différences de dotations en capital humain propre à chaque individu et Nation s’expliquent par les différences d’exploitation de ce capital humain. En effet, l’investissement en capital humain ne doit pas être négligé par un pays pour favoriser son développement économique.

Je suis sidéré par la faillite de mon pays alors qu’en 1960 contrairement à ce disait René Dumont« L’Afrique noire est mal partie »,le Sénégal était une référence en matière éducative.Force est de constater que l’égoïsme de nos élites a fini par mettre, notre pays, à genou.La prostitution constante de nos gouvernants devant les instituions financières internationales en est l’exemple patente de notre décadence morale.Malgré la réalité affreuse et désespérante de notre Sénégal, j’invite tous mes compatriotes à ne jamais baisser les bras.Armons nous de connaissances jusqu’aux dents pour développer notre cher AFRIQUE.

Hamidou DJIGO

L’Afrique a franchi le cap du milliard d’habitants

8 décembre 2009

La situation du continent est très contrastée, certaines zones connaissant une forte baisse de la fécondité. Ce n’est qu’un symbole, mais il est de taille. Le continent africain aura franchi le seuil du milliard d’habitants au cours de l’année 2009. Ce passage, discrètement relevé dans un récent bulletin du Population Reference Bureau, une organisation indépendante basée à Washington, marque le spectaculaire envol démographique d’un continent resté longtemps sous-peuplé, saigné par la traite négrière (11 millions d’hommes en trois siècles) et les épidémies. Il intervient à un moment où inquiétudes et fantasmes se concentrent plus que jamais sur l’Afrique. 2627523944_small_1

Les Noirs américains font la cour à l’Afrique

23 août 2009

Isaiah washingtonGrâce au développement de la généalogie génétique, de plus en plus d’Africains-Américains renouent avec la terre de leurs ancêtres et demandent une double nationalité.

Quand il était enfant, Isaiah Washington n’avait des Africains que l’image que lui en donnait la télévision, celle d’“indigènes en pagne avec un os dans le nez”. Aujourd’hui âgé de 45 ans, cet acteur noir américain raconte que sa mère ne lui parlait jamais de l’Afrique et que l’école ne lui a pas enseigné grand-chose à propos du continent de ses ancêtres. Quant aux informations, elles décrivaient un lieu où régnaient la misère, la maladie, la corruption et la guerre. Depuis peu, cependant, il est si fier de l’Afrique qu’il est devenu citoyen de la Sierra Leone. Il a dé­sormais la double nationalité sierra-léonaise et américaine. Il a été nommé chef d’un village, a créé une fondation pour venir en aide au pays et versé près de 1 million de dollars pour y cons­truire une école, restaurer un hôpital et préserver le site d’une forteresse esclavagiste sur l’île de Bunce.

Isaiah Washington a effectué un long parcours pour passer d’une ignorance absolue à une passion enthousiaste pour le continent africain. Le processus s’est accéléré après un test d’ADN qui, en 2005, lui a permis de découvrir ses liens avec le peuple mende, qui vit en Sierra Leone. Au­jourd’hui, dit-il, les descendants d’esclaves comme lui peuvent revenir dans leur pays et l’aider à prospérer. “Si nous parvenons à utiliser nos moyens intellectuels et financiers pour aider à rebâtir ces pays, nous réussirons à donner un sens à notre héritage”, affirme-t-il. D’autres Noirs américains tendent la main à l’Afrique. Ils y sont incités par des tests d’ADN, qui résolvent les énigmes de leurs origines. Poussés par ces découvertes, ils s’efforcent de s’y rendre ré­gulièrement, d’y fonder des œuvres philanthropiques, d’y nouer des partenariats professionnels et d’obtenir la double nationalité.
Cette tendance devrait se confirmer sous la présidence de Barack Obama. Le retour très médiatisé du président américain dans son village ancestral au Kenya, en 2006, a été diffusé dans le monde entier, ce qui, d’après les commentateurs noirs, a amené beaucoup de gens à vouloir retrouver leurs racines. Depuis que l’animatrice Oprah Winfrey et d’autres célébrités se sont soumises à un test d’ADN dans le cadre d’un documentaire de la chaîne de télévision PBS, les Noirs américains font de plus en plus appel à la science pour retrouver leurs origines. Un engouement qui suscite une floraison de laboratoires spé­cialisés. African Ancestry Inc., une socié­té de Washington, a testé l’ADN de 15 000 personnes et l’a comparé avec sa base de données, qui comprend 25 000 lignées génétiques africaines, souligne sa présidente, Gina M. Paige. Parmi les clients du laboratoire, on compte Oprah Winfrey, le réalisateur Spike Lee, le musicien Quincy Jones, l’actrice Whoopi Goldberg.

Bruce Jackson, codirecteur de l’African American DNA Roots Project à l’université du Massachusetts, est submergé de demandes, à tel point qu’il n’en acceptera plus aucune avant deux ans. Mais il soutient que la banque de données mondiale des profils génétiques africains n’est pas assez développée pour permettre de retrouver avec exactitude le pays d’origine. Rick Kittles, directeur scientifique d’African Ancestry et professeur de médecine à l’université de Chicago, réplique en assurant que la base de données de son entreprise est assez importante pour garantir la précision des tests. Grâce à ces derniers, certains Noirs américains explorent un nouveau chemin pour nouer un lien avec le continent : la double nationalité. Anthony Archer, âgé de 43 ans, qui enseigne les sciences politiques à l’université d’Etat de Californie, tente de convaincre les pays d’Afrique d’élargir leur citoyenneté aux Noirs américains. Natif de Detroit, il a commencé à vouloir renouer avec l’Afrique quand son institutrice juive lui a parlé de son propre peuple, de sa quête pour retrouver sa terre, et lui a fait découvrir les écrits de Malcolm X. Pendant des années, il a passé ses week-ends à fouiller dans les archives généalogiques. Puis il a effectué un test d’ADN au printemps 2008 et a appris qu’il avait des liens avec les Tikars, les Haoussas et les Foulanis du Cameroun. Le savoir a changé radicalement sa vie. Anthony Archer a écrit une lettre au président du Cameroun afin d’obtenir la double nationalité. Il explique que le pays n’a pas encore envisagé la question pour les Noirs américains. Selon lui et d’autres partisans du principe, la double nationalité permettrait de panser des blessures durables. Dotés de deux passeports, les Africains-Américains auraient da­vantage de droits dans leur pays an­­cestral, pourraient y acheter des biens immobiliers et y créer des entreprises. “Les Noirs américains sont les Africains les plus riches du monde, lance-t-il. L’Afrique pourrait profiter de nos ressources, et nous d’elle pour retrouver notre identité.” Avec Gregory Simpkins, vice-président de la Fondation Leon H. Sullivan, qui cherche à jeter des ponts entre les Etats-Unis et l’Afrique, Anthony Archer défend l’idée d’un accord sur la double nationalité avec le Bénin, le Ghana, la Tanzanie et d’autres Etats. Dans un rapport adressé aux dirigeants africains lors d’un sommet en Tanzanie en 2008, Anthony Archer les a exhortés à accorder la double nationalité aux Africains-Américains dans le cas où des liens ancestraux peuvent être établis par le biais de tests d’ADN. Le Ghana est le seul pays d’Afrique à proposer sans ambiguïté la citoyenneté aux Africains-Américains, explique-t-il. Le Liberia, fondé par des esclaves américains affranchis, proposait la double nationalité aux Noirs américains, mais il a adopté en 1986 une nouvelle Constitution qui est moins claire sur la question. En Sierra Leone, les décisions sont prises au cas par cas par une commission présidentielle.

“Ma vraie famille c’est la sierra leone”

Reste que, jusqu’à présent, Isaiah Washington est l’un des rares Noirs américains à avoir obtenu la citoyenneté d’un Etat africain. Ernest Bai Koroma, le président de la Sierra Leone, la lui a attribuée à l’automne 2008 grâce à son test d’ADN et à cause de sa célébrité, commente Bockari Kortu Stevens, ambassadeur sierra-léonais aux Etats-Unis. Son pays, qui sort de dix ans d’une terrible guerre civile, avait besoin de quelqu’un de connu comme Isaiah Washington pour améliorer son image, explique-t-il.

La diaspora africaine a tendu la main au continent dès le début du XIXe siècle. A l’époque, Marcus Garvey, originaire de Jamaïque, avait préconisé un mouvement de “retour à l’Afrique”. Des esclaves américains libérés avaient alors établi une colonie au Liberia. Le Mouvement de la cons­cience noire, dans les années 1960, a également suscité un regain d’intérêt pour les racines africaines, rappelle Earl Ofari Hutchinson, chroniqueur africain-américain de Los Angeles. D’après lui, outre Obama et la popularité des tests d’ADN, cette nouvelle vague d’intérêt s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’accroissement des moyens financiers de la population noire américaine et la stabilité politique de pays d’Afrique comme le Liberia. Ces dernières années, Oprah Winfrey a fait construire une école en Afrique du Sud. La star du rap Shawn “Jay-Z” Carter a lancé un projet prévoyant l’installation de mille pompes à eau sur tout le continent. Robert L. Johnson, fondateur de Black Entertainment Television, a mis en place un fonds de capital-investissement pour aider les entrepreneurs libériens.
Isaiah Washington s’est rendu en Sierra Leone pour la première fois en 2006. L’acteur en est convaincu, “l’ADN a de la mémoire”, et cet appel à rentrer au pays et à aider les siens a toujours été inscrit dans ses gènes. “Je suis qui je suis, conclut l’acteur. Cela n’efface en rien l’amour que je voue aux Etats-Unis, mais ma vraie famille, c’est la Sierra Leone.”

La diaspora africaine a tendu la main au continent dès le début du XIXe siècle. A l’époque, Marcus Garvey, originaire de Jamaïque, avait préconisé un mouvement de “retour à l’Afrique”. Des esclaves américains libérés avaient alors établi une colonie au Liberia. Le Mouvement de la cons­cience noire, dans les années 1960, a également suscité un regain d’intérêt pour les racines africaines, rappelle Earl Ofari Hutchinson, chroniqueur africain-américain de Los Angeles. D’après lui, outre Obama et la popularité des tests d’ADN, cette nouvelle vague d’intérêt s’explique par plusieurs facteurs, notamment l’accroissement des moyens financiers de la population noire américaine et la stabilité politique de pays d’Afrique comme le Liberia. Ces dernières années, Oprah Winfrey a fait construire une école en Afrique du Sud. La star du rap Shawn “Jay-Z” Carter a lancé un projet prévoyant l’installation de mille pompes à eau sur tout le continent. Robert L. Johnson, fondateur de Black Entertainment Television, a mis en place un fonds de capital-investissement pour aider les entrepreneurs libériens.
Isaiah Washington s’est rendu en Sierra Leone pour la première fois en 2006. L’acteur en est convaincu, “l’ADN a de la mémoire”, et cet appel à rentrer au pays et à aider les siens a toujours été inscrit dans ses gènes. “Je suis qui je suis, conclut l’acteur. Cela n’efface en rien l’amour que je voue aux Etats-Unis, mais ma vraie famille, c’est la Sierra Leone.”

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Obama donne une prime à la démocratie

9 août 2009

OBAMA AU GHANAEn posant les pieds sur le tarmac de l’aéroport de Kokota, à Accra, la capitale du Ghana exemplaire à plusieurs titres, pour son premier voyage sur le continent de son père, le président Barack Obama n’ignorait pas le tsunami affectif qu’il a provoqué en Afrique. Un petit signe qui ne trompe pas : ces derniers temps, dans les rues africaines, les autocollants à l’effigie de Ben Laden et les slogans rageurs à sa gloire ont pâli, vieilli et ont vite été remplacés par ceux de Barack Obama, le fils prodigue du continent. Car, qu’il le veuille ou non, le fringant président des Etats-Unis est considéré par des millions d’Africains comme un de leurs, même si ces derniers savent aussi qu’il jouit d’une extraordinaire cote de sympathie ailleurs dans le monde.

Et, comme à son habitude il a fait preuve d’originalité, de perspicacité politique et de pédagogie. En choisissant de se rendre à Accra, il a donné d’emblée une prime à la démocratie car les Ghanéens, avides de changement, cités comme à la pointe du développement économique, ont élu un professeur de droit de 64 ans, John Atta-Mills, à la présidence, instaurant pacifiquement la deuxième transition démocratique sur le continent. C’est cette exception politique qu’est venu saluer le président américain. Ce faisant, il veut impulser un nouvel ordre politique sur le continent, encourageant les autres nations africaines à s’engager dans la voie de la démocratie, du droit et de la justice.

Autre période, autre tonalité. Avec sa manière fine et tonique, le président Obama fait entrer, cette fois, le champ politique africain dans l’âge adulte, en traçant une ligne droite dont les points de tension sont l’écoute attentive et empathique, d’une part, et la responsabilisation ferme et sans appel d’autre part. En rappelant l’évidence devant les parlementaires ghanéens, à savoir que l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains eux-mêmes et que l’Occident ne peut pas être responsable de tout, il a mis les responsables politiques africains au pied du mur. Ces derniers ne peuvent pas le taxer de colonialiste ou de raciste comme ils savent si bien le faire lorsque leurs intérêts les poussent dans la voie de la culpabilisation et du chantage. “Il est facile de montrer les autres du doigt, de rejeter la faute sur les autres… Mais l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie zimbabwéenne au cours de la dernière décennie ou des guerres où on enrôle les enfants dans les rangs des combattants”, a-il déclaré récemment. Merci pour votre franchise, Président !

Subtilement, cette visite trace aussi une ligne de démarcation. Si le gagnant est le Ghana. Il y a au moins trois grands perdants sans mot dire de tous les autocrates africains (tels Robert Mugabe et Mamadou Tandja) qui n’espèrent plus grand-chose de Washington. Il y a d’abord le voisin nigérian, le pays le plus peuplé et le plus turbulent du continent pas encore engagé dans la voie de la démocratie. Il y a bien sûr le Kenya qui ne peut pas capitaliser seulement sur les attaches affectives. Il y a le géant sud-africain. Là, l’administration américaine semble jouer la montre et attendre ce que la présidence de Jacob Zuma augura de bon ou de mauvais. Le discours de la méthode obamien ne manque de poésie : “L’Afrique n’est pas la caricature qu’on en fait d’un continent en guerre. Mais les conflits font partie de la vie de trop d’Africains, avec la même constance que le soleil.”

Cette visite au Ghana a aussi des résonances historiques évidentes pour la communauté africaine-américaine, d’où la visite à Cape Coast, haut lieu de mémoire de la traite négrière, pour Barack Obama et Michelle, Malia et Sasha. C’est un pèlerinage, un retour aux racines. Un rappel de l’histoire de l’esclavage. Un lien fort entre l’Afrique et sa diaspora. Et ça, Barack Obama ne pouvait pas l’oublier. Le Ghana n’est-il pas la terre du rêve panafricain de Kwame Nkrumah ? La terre choyée par les entrepreneurs et les vedettes noirs américains, la terre enfin où repose pour l’éternité W.E.B. Dubois, le grand penseur de l’identité des Africains-Américains et de tous les autres fils et filles de la diaspora noire.